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L’Homme et la Bête au Moyen-Age

THEME 2014

L’HOMME ET LA BETE AU MOYEN-AGE

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Les relations entre l’homme et la bête sont bien antérieures au moyen-âge, peut-on pour autant dire que rien n’a changé entre le 5ème et le 15ème siècle ? Non, au fil des temps l’homme a appris à tirer profit des animaux quelque soit leur nature. Qui plus est, les découvertes des grands explorateurs, navigateurs pour la plupart, ont contribué à enrichir la faune européenne.

Ainsi la genette fut-elle amenée en Espagne par les Almohades, au XIIème siècle.

Le canard au XIIIème, la pintade au XVème et la dinde en 1521 par les conquérants espagnols du Mexique.

 

De toute évidence le premier usage de l’animal était d’ordre nutritionnel et si au Moyen-âge l’élevage était déjà largement pratiqué, la chasse n’en était pas moins grande pourvoyeuse de nourriture et pas seulement car très vite l’homme a su utiliser les nombreuses ressources que lui offrait la faune.

Il nous faut donc distinguer :

– Les animaux domestiques qui sont pour la plupart des sauvages apprivoisés – Les sauvages qui le sont toujours – La volaille – Les oiseaux sauvages – Les Rapaces –

-Les poissons que l’homme apprendra très vite à élever, principalement les ordres monastiques et chevaleresques qui creusèrent de nombreux étangs, notre région en est particulièrement riche autour de l’ex abbaye de Bonnevaux ou de la commanderie de Vaulx Milieu.

– Les nuisibles et enfin pour  l’imaginaire, les animaux fabuleux présents dans tant de légendes :  loup garou,  licorne,  dragon, sirène,  phénix,  vampire,  griffon,  machecroute,  vouivre, ou encore, plus tard, les mal identifiés, comme la bête du Gévaudan ou le chien des Baskerville. A cette liste il nous faut ajouter les animaux sujets de superstitions : Corbeau, la chauve-souris, l’araignée etc…

LEUR UTILISATION :

Nous ne nous étendrons pas sur l’aspect nutritionnel des animaux qu’ils soient sauvages ou apprivoisés, dans ce domaine les choses ont peu évolué, voyons plutôt les autres utilisations qu’en font les hommes du Moyen-âge.

Certains fournissent la matière première à l’artisanat.

D’autres vont être utilisés pour le transport, le travail aux champs, la garde, la protection des personnes, c’est leur côté ouvrier.

La chasse, les jeux, les légendes et surtout la guerre font largement appel à la faune.

L’ARTISANAT :

– Les peaux des mammifères sont utilisées pour fabriquer des vêtements, cuirs pour chaussures, peaux de tambours, boucliers, outres, seaux, et bien évidemment la laine des moutons pour le tissage, sans oublier la couenne du porc qui se mange ou se transforme.

– Les os, y compris les arêtes de certains poissons et les bois des cerfs, constituent une ressource non moins importante et des utilisations très variées : Manches de couteaux, bijoux de toutes sortes, épingles à cheveux, statuettes, peignes, boites, étuis, cuillers, corne pour boire ou pour appeler, pièces de serrures, flute, dés à jouer, osselets, récipients, vases etc…

LES SERVICES DOMESTIQUES :

– Le cheval est utilisé pour le transport des personnes et des biens, ce n’est pas nouveau, il sert aussi au hallage des bateaux, à la chasse à courre, aux tournois, aux plaisirs, nous le retrouverons dans la rubrique ‘guerre’ ci-après.

– Le transport des produits de la ferme  assuré par des bœufs et les ânes.

– Le chien  pour la garde des personnes et  des biens, nous le retrouverons aussi à la guerre.

– Le chat pour  la destruction des souris et des rats.

– Certains rapaces pour la chasse.

LA GUERRE :

Un mot sur l’utilisation des animaux pendant les guerres. Le chien a été envoyé dans le camp ennemi bardé d’une charge d’explosifs. Le chat fut expédié enflammé pour mettre le feu chez l’adversaire et des carcasses d’animaux dispersées pour engendrer des maladies.

– Les croisés ont appris à leur dépends, l’utilité du pigeon voyageur qu’utilisaient les musulmans pour communiquer.

Animal clé de la guerre, le cheval, arme de la noblesse par excellence, était l’objet de toutes les convoitises. Il coûtait cher, tant à l’achat qu’en nourriture et un cavalier se devait d’en posséder plusieurs, les uns pour le transport du matériel et du cavalier, les autres pour participer aux combats. Ces derniers devaient allier deux qualités : puissance pour porter leur propre armure ainsi que le cavalier et son équipement et rapidité pour l’attaque ou l’esquive.

C’est sur l’insistance de l’Eglise qui les redoutait, que les cavaliers qui ne formaient qu’une sorte de caste au service des nobles, devinrent par la création des Ordres chevaleresques et les engagements qu’ils imposaient, des aristocrates à part entière. Pour autant il n’y avait pas d’hérédité sans le passage obligé par l’apprentissage et l’adoubement.

LES TOURNOIS :

Offraient aux chevaliers le moyen de s’enrichir, c’était même, outre la guerre, le meilleur moyen de gagner sa vie, d’entretenir ses chevaux et parfois de conquérir un cœur.

LA CHASSE :

La chasse à courre, au grand gibier, était le privilège de la noblesse et du clergé. Les roturiers devaient se contenter du petit gibier comme les lièvres et les lapins. Enfin les braconniers étaient durement sanctionnés, plus pour le fait qu’ils étaient armés que pour le gibier qu’ils tuaient. Par contre ils s’érigeaient souvent en affaiteurs ( dresseurs de faucons).  La fauconnerie avait été introduite en Europe au cours de grandes invasions venues d’Asie centrales. Au Moyen-âge, pendant les croisades, elle connut un développement considérable avec l’importation des techniques arabes. Sa pratique était interdite aux Templiers mais autorisée aux Hospitaliers.

         André Trabet

 

 

 

 

 

Bestiaires du Moyen-âge

BESTIAIRES DU MOYEN-AGE

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Apparus en France vers le XIIème siècle, les bestiaires sont des poèmes mettant en scène des animaux parés des vices et vertus de l’homme. Certains poètes, s’inspirant de la Génèse, reprennent l’idée qu’il existe une hiérarchie entre les créatures de Dieu et que l’homme se situe au sommet de cette pyramide, d’où la nécessité de distinguer les bons et les mauvais sujets. En fait comme le fera bien plus tard Jean de la Fontaine, ces ouvrages ont un but didactique : « Je me sers d’animaux pour instruire les hommes », ce qui n’empêche pas de réserver aux érudits du clergé, les bestiaires en latin et aux laïcs, ceux en français ou dans les langues vernaculaires de l’époque, comme Pierre de Beauvais qui écrivit son bestiaire en langue picarde..

La Fontaine ne manque pas de prédécesseurs, de Esope ( VIème S. av. J.C.) à Philippe de Thaon au début du XIIème s., de Guillaume le Clerc et son bestiaire divin, à Albert le Grand auteur de ‘de animalus’ en1260, une multitude d’auteurs se sont distingués dans le genre. Il suffit de visiter les églises romanes pour percevoir la place que tient la symbolique animalière au Moyen-âge, symbolique qui s’inspire directement de l’Ancien et du Nouveau Testament. La Génèse en est la source principale. L’homme Adam est créé après tous les animaux et, en les nommant, il les domine. Il en sera ainsi jusqu’à ce que Lucifer sous les apparences d’un serpent pervertisse Eve… Vous connaissez la suite. La paix ne règne plus sur terre, le monde devient hostile à ses premiers occupants et pour couronner le tout, voici le Déluge qui doit tout faire disparaître, tout ! Sauf Noé qui va sauver hommes et bêtes mais au prix d’une loi nouvelle régissant leurs rapports. A partir de ces récits, la symbolique peut s’en donner à cœur joie. Pour autant tel ou tel animal ne symbolisera pas systématiquement tel défaut ou telle qualité. Le Christ est tantôt le Lion, tantôt l’agneau sacrificiel. Le taureau et l’aigle sont symboles de puissance mais le taureau, comme le bœuf est aussi animal sacrificiel. Que dire du serpent, alias Lucifer dont le nom signifie porteur de lumière, à qui Dieu à injecté le venin : Pour le punir de son complot ou pour punir les hommes de la faute de sa victime ?

Je vais arrêter là cette référence à la Bible, elle était nécessaire à une bonne compréhension de ces siècles où la foi guidait les hommes. Tous les bestiaires ne s’inspiraient pas des Ecritures mais tout simplement des faits et gestes de la société. Une hiérarchie va rapidement s’établir chez l’ensemble des auteurs, le lion, le loup, le taureau, le bœuf règnent sur la terre mais il leur faut composer avec le renard, le chien, le bélier. L’aigle règne dans les airs mais le corbeau, le taon, le moustique et autres faibles y jouent aussi leurs rôles. La gent marine est moins connue des auteurs qui ne s’attachent guère qu’à la sirène et à l’anguille. Comme Esope les poètes veulent dégager une moralité de leurs histoires et prouver que les choses ne sont pas immuables. C’est dans ce domaine que la Fontaine va exceller mais ceux du moyen-âge n’avaient rien à lui envier. Le frêle moucheron va vaincre le lion avant de finir lui-même dans une toile d’araignée. Le loup va manger l’agneau mais en d’autres situations se fera berner par le renard. Le malheureux âne va être désigné comme le porteur de tous les maux. Quant au véloce lièvre, il se verra battre à la course par la tortue. Ce sont les Cours que visent poètes, troubadours ou trouvères du Moyen-âge qui se plaisent à parodier, à caricaturer, les puissants prêts à tout pour se maintenir ou pour parvenir au rang supérieur. Ils sont d’autant mieux placés pour décrire les scènes et les sentiments et ressentiments que la plupart des troubadours sont eux-mêmes membres de la noblesse quand ce n’est du clergé. Ne sont-ils les précurseurs des chansonniers des temps

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De ces ouvrages vont naître ce que l’on appelle des idiotismes animaliers à travers lesquels des rapprochements sont faits entre les attitudes animales et humaines. Il faudrait un journal pour les citer tous, évoquons les plus connus :
– Etre plumé
– Une Queue de poisson
– Cracher son venin.
– Miroir aux alouettes
– Franc comme un âne qui recule
– Anguille sous roche
– Faire l’autruche
– Haro sur le baudet ( les animaux malades de la peste)
Une bécasse – Un blaireau
– Bouc émissaire
– Tourner en bourrique
– Faire le canard
– Monter sur ses grands chevaux
– La chèvre et le chou
– Sale comme un cochon
– Un corbeau
– Fainéant comme une couleuvre
– Un Panier de crabes
– Un chaud lapin
– Courir deux lièvres à la fois
– La part du lion
– Faim de loup
– Une morue
– Prendre la mouche
– Le mouton à cinq pattes
– Une oie blanche
– Fier comme un paon
– Bavard ou voleur comme une pie
– Etre le pigeon
– Gai comme un pinson
– La poule aux œufs d’or
– Un vieux renard
– Un requin
– Faire le singe
– Myope comme une taupe
– La vache à lait
– Une langue de vipère

Ce ne sont là qu’une infime partie des idiotismes utilisés dans le langage courant mais ils montrent à quel point les bestiaires ont influencé la langue française et participer à la propagation des idées et de la morale.

André Trabet

2015, Bâtisseurs et chevaliers

Les 29 et 30 août 2015, la quatrième édition des Médiévales de Vienne avait pour thème :

BÂTISSEURS ET CHEVALIERS :

Vienna civita sancta, Vienne cité sainte, qui peut s’enorgueillir d’un patrimoine hors du commun, souvent d’origine romaine : la Pyramide, le Temple d’Auguste et de Livie, le théâtre antique, mais aussi et surtout, du Moyen-âge : le cloître du XIIème siècle, les vestiges du château du La Bâtie, ses églises Saint-Pierre, Sant-André-le-bas, Saint André-le-haut et la cathédrale où le roman et le gothique s’unissent pour le meilleur effet, sont autant d’ouvrages que l’on doit à ces gens des métiers communément appelés : les bâtisseurs. Pour cette quatrième fête historique de Vienne, nous les unissons aux chevaliers qui, bien souvent, assurèrent leur protection ou leur confièrent l’édification de leurs châteaux et citadelles. Ils nous ont laissé des trésors et la preuve de leurs compétences, honorons-les.

AFFICHE SECONDAIRE 2015

Danses médiévales en ville 2015

Pour replonger un peu dans la chaleureuse ambiance qui régnait en ville

‘DES CHEVALIERS AUX MOUSQUETAIRES’

DES CHEVALIERS AUX MOUSQUETAIRES’

UNE NOUVELLE DIMENSION

Nous avions, dans le journal programme de la fête de 2015, laissé comprendre que, tôt ou tard, nous élargirions le champ de nos célébrations historiques. S’il est évident que la ville de Vienne a connu son apogée pendant le Moyen-âge, avec ses grands évêques, son Pape Calixte II, son Concile qui aboutit à la dissolution de l’ordre des Templiers, elle n’en a pas moins, en d’autres temps, pris une part non négligeable de l’Histoire de France.

La chevalerie médiévale a trop marqué les esprits pour que nous privions notre public, en particulier les enfants, de sa représentation. Cette année encore elle sera massive mais elle laissera une certaine place à ces autres figures légendaires de l’Histoire que furent les Mousquetaires

UNE FETE HAUTE EN COULEURS

Avec un nombre de troupes jamais atteint au cours de nos précédentes manifestations nous entendons bien satisfaire un public qui s’avère de plus en plus nombreux et exigeant.

– Les Troupes de combat, 40 tentes 145 figurants sur l’espace Cybèle, voisineront avec  :

– Une ferme animalière, installée sous les ombrages du square Vassy.

– Une Cour des miracles, riche en personnages drôles ou patibulaires, autour du Temple d’Auguste et de Livie.

Un vaste espace de jeux pour enfants et un circuit poneys sur la partie Est de la Place de Miremont

– Un village artisanal : Place de Miremont (partie Nord)

Le grand marché médiéval, occupera la place Saint Maurice, la rue Calixte II. Une partie de la place de Miremont et la rue Ponsard.

PARADES ET DEAMBULATIONS

Si le défilé aux flambeaux du samedi soir prendra, cette année encore, une place importante, de nombreuses parades et déambulations de jour seront organisées pour animer les principales artères de la ville, notamment le quartier piétonnier, avec les chevaliers et les Mousquetaires.

Le parvis de la salle des fêtes sera le théâtre de rudes combats de chevaliers et de spectacles divers permanents : danses, magiciens, théâtre médiéval, marionnettes, ensembles musicaux se produiront sur la scène montée pour la circonstance.

Sur cette même scène, après le défilé du samedi soir, sera donné un spectacle de mousquetaires

conclu par un final pyrotechnique.

AU THEATRE ANTIQUE

C’est au cadre exceptionnel du théâtre antique que nous réservons l’attraction vedette de notre cinquième fête : Un tournoi de chevaliers, avec tout le faste qui accompagnait cette distraction que les seigneurs offraient à leurs peuples.

Du jamais vu en ce haut lieu du patrimoine national. Deux séances le dimanche à 11 heures et 17 heures. Il sera prudent de réserver les places dès leur mise en vente à l’Office du tourisme et dans certains commerces viennois dès le mois de juin.

Cette année encore le prix des billets est limité à 3 € et les enfants de moins de 12 ans en sont exonérés.

LA PARTICIPATION DES ECOLES

Les enfants des écoles de Vienne ( classes de C.M 1 et C.M. 2 ) sont invités à participer à la fête.

Chaque classe proposera un dessin relatif à la chevalerie, aux mousquetaires, ou au passé historique de Vienne. Tous les dessins seront exposés à la salle des fêtes, un jury composé de professeurs et de membres de Vienne historique, élira le lauréat dont la classe sera dignement récompensée.

Un élève de chaque établissement participera au défilé du samedi soir, il sera porteur de l’enseigne de son école et costumé par Vienne Historique.

André Trabet

COUR DES MIRACLES ET ROTURIERS

COUR DES MIRACLES ET ROTURIERS

Toutes les époques ont aussi une catégorie d’individus peu recommandables, ou tout simplement malheureux, qui trouvaient refuge et une relative protection auprès de bandes organisées en des repaires que Victor Hugo appellera ‘ Cour des miracles’.

Ces lieux, mal famés, étaient dirigées par un ‘ roi des Truands ou grand Coësre’ siégeant là où nul n’osait s’aventurer.

Jetons un regard sur cette jungle très bien organisée, dans laquelle on trouvait les :

Fileurs ou fileux : Individus qui filaient les voleurs n’appartenant pas à la bande et les menaçaient de dénonciation s’ils ne leur versaient pas une part du butin.

Malingreux : qui présentaient des fausses plaies destinées à apitoyer les honnêtes gens.

Callots : affichaient les symptômes de la teigne.

Sabouleux : faux épileptiques.

Piètres : faux estropiés.

– Hubins : Faussement atteints de rage.

Coquillards : faux pèlerins, référence à la coquille des pèlerins de St. Jacques de Compostelle.

Rifodés : faux brûlés.

Courtauds de Boutanche : Chômeurs.

Drilles : allusion incertaine aux soldats qui faisaient l’aumône l’épée à la main.

Narquois et gens de la petite flambe : Qui se faisaient passer pour des soldats blessés ou des gens de qualité ruinés ou dévalisés. On les appelait aussi Gens de la courte épée, en raison du ciseau qu’ils utilisaient pour couper les bourses.

– Larrons : Ce titre était donné aux voleurs qui se montraient particulièrement adroits.

Coupe-jarret : Ce mot, qui par la suite eut tendance à désigner tous les truands, aurait pour origine les bandits qui coupaient les jarrets des chevaux pour faire tomber le cavalier.

Truands : Désigne tout individu de la pègre. A l’origine le mot viendrait du celte Tryan qui désignait un vagabond se livrant à la mendicité.

– Ribauds , terme devenu générique mais qui, à l’origine désignait les individus qui suivaient les armées pour participer aux pillages.

Tous ces individus des deux sexes, parlaient bien évidemment leur propre langue, ancêtre de l’argot moderne.

André Trabet

LES MOUSQUETAIRES

LES MOUSQUETAIRES

TOUS POUR UN, UN POUR TOUS

Voici qu’apparaissent dans notre fête historique les célèbres mousquetaires, chers à Alexandre Dumas qui devait, comme on dit, en rajouter un peu, mais n’est-ce pas lui et les cinéastes qui ont repris Ces écrits, qui ont gravé en nos mémoires la splendeur de ces braves, aussi à l’aise dans le combat que dans les réjouissances les plus variées.

Historique : Cette garde personnelle a été créée par Louis XIII en 1622. Le corps d’élite utilisait alors la carabine, d’où leur nom de Carabins. Puis ils remplacèrent leur arme trop lourde par un mousquet, d’où le nom de mousquetaires. Cette garde royale, qui arborait la couleur bleue du Roi, n’était réservée qu’aux gentilshommes.

Est-ce parce qu’il se sentait menacé que Richelieu demanda et obtint du Roi, l’autorisation de créer sa propre compagnie ? Toujours est-il qu’elle fut créée aux couleurs de l’Eglise, le rouge.

Dissoute par Mazarin, au service de Louis XIV, en 1646, la compagnie Royale fut reconstituée en 1657.

En 1661, à la mort de Mazarin, la compagnie du cardinal rejoignit celle du Roi.

Nouvelle dissolution en 1775 par Louis XVI. Reformée en 1789 puis à nouveau dissoute en 1792, elle sera reconstituée en 1814 sous la Restauration, pour être définitivement dissoute le 1er Janvier 1816.

Montés sur leurs chevaux, ils nous éblouiront encore par la splendeur de leurs costumes d’apparat, leurs larges chapeaux, leur gestuelle mondaine et leur promptitude à dégainer.

André Trabet

UN TOURNOI DE CHEVALIERS AU THEÂTRE ANTIQUE

L’EVENEMENT DE LA CINQUIEME EDITION

UN TOURNOI DE CHEVALIERS AU THEÂTRE ANTIQUE

La pratique du tournoi est née au IXème siècle, s’est généralisée aux XIème et XIIème avec l’institution de la Chevalerie, pour se terminer au 16ème sur une décision de Marie de Médicis à la suite de la mort, en tournoi, du roi Henri II, fils de François 1er.

A l’origine, le tournoi consistait en un exercice militaire destiné à former les guerriers. Il opposait généralement deux troupes qui s’affrontaient dans une mêlée générale dans le but de capturer des adversaires pour s’emparer de leurs biens ou d’obtenir une rançon pour leur libération.

Cérémonial :

Si, en leurs débuts, les tournois se déroulaient en rase campagne et hors de tout public, il n’en fut pas de même à partir du XIème siècle.

L’organisation d’un tournoi était alors l’œuvre de seigneurs qui entouraient l’événement d’un cérémonial haut en couleurs. On dressait pour la circonstance des sortes de tribunes où la noblesse prenait place dans des loges luxueuses. On disposait également de tentes pour les réceptions des personnalités, on pouvait y converser, manger ou boire. D’autres servaient de vestiaires aux écuyers et aux combattants dont les bannières, blasons, et écussons étaient proposés à la vue du public bien avant la fête.

Plusieurs ‘équipes’ participaient et s’éliminaient jusqu’à une finale qui opposait les deux derniers qualifiés, comme dans nos épreuves sportives actuelles.

Le premier jour était consacré à la présentation des concurrents.

Le second, les commençailles, voyaient s’affronter, avec des armes protégées, les jeunes nobliaux (bacheliers) qui trouvaient là un moyen de faire leurs preuves.

Le grand tournoi se déroulait le troisième jour.

Vers le XIVème siècle apparurent les Héraults, qui seraient, dans les épreuves sportives d’aujourd’hui, tout à la fois les présentateurs d’événements, les arbitres et les commentateurs sportifs.

Leur présence renforçait le rôle des juges appelés à assurer du respect des règles.

Des ménestrels, troubadours et autres artistes agrémentaient ces journées très prisées tant du bas peuple que de la noblesse.

Les épreuves :

En perdant son aspect strictement militaire, l’esprit du tournoi va évoluer pour devenir un sport, un spectacle qui se déroulent entre deux barrières appelées lices ( il en est resté l’expression entrer en lice pour illustrer l’entrée en compétition de sportifs ou l’affrontement de deux débatteurs politiques ou autres).

Côté spectacle, la mêlée, extrêmement dangereuse des origines, est souvent remplacée par des simulations de combats équestres.

On simule aussi des prises de tours. On se livre à des jeux d’adresse dont la quintaine, très prisée du public. Un cavalier charge avec sa lance, un écu fixé sur un bras articulé qui, à son autre extrémité est équipé d’un fléau d’armes. Le fait de frapper l’écu va projeter le fléau vers le heaume du cavalier qui doit absolument l’éviter s’il ne veut pas se faire fracasser la tête.

Des combats à pied soulèvent, comme nous pouvons l’imaginer, de vives passions au sein d’un

public composé de virulents supporters.

Mais le moment tant attendu est la joute équestre.

Deux cavaliers, équipés d’un heaume (casque) et d’un camail (cagoule protégeant la tête et les épaules) et d’un écu ( bouclier) se chargent à la lance, au galop, dans le but, de renverser son adversaire, ou simplement de briser un maximum de lances sur son écu ( ce dernier sera remplacé par un manteau d’armes fixé sur l’épaule gauche des combattants, à l’image des joutes nautiques modernes).

Les récompenses :

Avec la codification sportive des tournois on en vint aux récompenses offertes par l’organisateur : De l’or, de beaux vêtements, de l’armement, un trophée, un cheval peut-être et, pour finir sur une note plus romantique, en quelques circonstances, la main de la jeune princesse. La plupart du temps elle n’offrait que son écharpe, ça permettait au vainqueur d’agrémenter ses rêves.

André Trabet

Danses médievales en ville

Un petit aperçu de la chaleureuse ambiance qui régnait à Vienne lors de la fête médiévale de 2015

La marche au flambeaux

Incontournable de notre fête médiévale, le très apprécié Défilé aux flambeaux ! Un très beau moment tant pour les spectateurs que pour les membres qui font partie du cortège.