2016 – Des chevaliers aux mousquetaires

LES MOUSQUETAIRES

LES MOUSQUETAIRES

TOUS POUR UN, UN POUR TOUS

Voici qu’apparaissent dans notre fête historique les célèbres mousquetaires, chers à Alexandre Dumas qui devait, comme on dit, en rajouter un peu, mais n’est-ce pas lui et les cinéastes qui ont repris Ces écrits, qui ont gravé en nos mémoires la splendeur de ces braves, aussi à l’aise dans le combat que dans les réjouissances les plus variées.

Historique : Cette garde personnelle a été créée par Louis XIII en 1622. Le corps d’élite utilisait alors la carabine, d’où leur nom de Carabins. Puis ils remplacèrent leur arme trop lourde par un mousquet, d’où le nom de mousquetaires. Cette garde royale, qui arborait la couleur bleue du Roi, n’était réservée qu’aux gentilshommes.

Est-ce parce qu’il se sentait menacé que Richelieu demanda et obtint du Roi, l’autorisation de créer sa propre compagnie ? Toujours est-il qu’elle fut créée aux couleurs de l’Eglise, le rouge.

Dissoute par Mazarin, au service de Louis XIV, en 1646, la compagnie Royale fut reconstituée en 1657.

En 1661, à la mort de Mazarin, la compagnie du cardinal rejoignit celle du Roi.

Nouvelle dissolution en 1775 par Louis XVI. Reformée en 1789 puis à nouveau dissoute en 1792, elle sera reconstituée en 1814 sous la Restauration, pour être définitivement dissoute le 1er Janvier 1816.

Montés sur leurs chevaux, ils nous éblouiront encore par la splendeur de leurs costumes d’apparat, leurs larges chapeaux, leur gestuelle mondaine et leur promptitude à dégainer.

André Trabet

UN TOURNOI DE CHEVALIERS AU THEÂTRE ANTIQUE

L’EVENEMENT DE LA CINQUIEME EDITION

UN TOURNOI DE CHEVALIERS AU THEÂTRE ANTIQUE

La pratique du tournoi est née au IXème siècle, s’est généralisée aux XIème et XIIème avec l’institution de la Chevalerie, pour se terminer au 16ème sur une décision de Marie de Médicis à la suite de la mort, en tournoi, du roi Henri II, fils de François 1er.

A l’origine, le tournoi consistait en un exercice militaire destiné à former les guerriers. Il opposait généralement deux troupes qui s’affrontaient dans une mêlée générale dans le but de capturer des adversaires pour s’emparer de leurs biens ou d’obtenir une rançon pour leur libération.

Cérémonial :

Si, en leurs débuts, les tournois se déroulaient en rase campagne et hors de tout public, il n’en fut pas de même à partir du XIème siècle.

L’organisation d’un tournoi était alors l’œuvre de seigneurs qui entouraient l’événement d’un cérémonial haut en couleurs. On dressait pour la circonstance des sortes de tribunes où la noblesse prenait place dans des loges luxueuses. On disposait également de tentes pour les réceptions des personnalités, on pouvait y converser, manger ou boire. D’autres servaient de vestiaires aux écuyers et aux combattants dont les bannières, blasons, et écussons étaient proposés à la vue du public bien avant la fête.

Plusieurs ‘équipes’ participaient et s’éliminaient jusqu’à une finale qui opposait les deux derniers qualifiés, comme dans nos épreuves sportives actuelles.

Le premier jour était consacré à la présentation des concurrents.

Le second, les commençailles, voyaient s’affronter, avec des armes protégées, les jeunes nobliaux (bacheliers) qui trouvaient là un moyen de faire leurs preuves.

Le grand tournoi se déroulait le troisième jour.

Vers le XIVème siècle apparurent les Héraults, qui seraient, dans les épreuves sportives d’aujourd’hui, tout à la fois les présentateurs d’événements, les arbitres et les commentateurs sportifs.

Leur présence renforçait le rôle des juges appelés à assurer du respect des règles.

Des ménestrels, troubadours et autres artistes agrémentaient ces journées très prisées tant du bas peuple que de la noblesse.

Les épreuves :

En perdant son aspect strictement militaire, l’esprit du tournoi va évoluer pour devenir un sport, un spectacle qui se déroulent entre deux barrières appelées lices ( il en est resté l’expression entrer en lice pour illustrer l’entrée en compétition de sportifs ou l’affrontement de deux débatteurs politiques ou autres).

Côté spectacle, la mêlée, extrêmement dangereuse des origines, est souvent remplacée par des simulations de combats équestres.

On simule aussi des prises de tours. On se livre à des jeux d’adresse dont la quintaine, très prisée du public. Un cavalier charge avec sa lance, un écu fixé sur un bras articulé qui, à son autre extrémité est équipé d’un fléau d’armes. Le fait de frapper l’écu va projeter le fléau vers le heaume du cavalier qui doit absolument l’éviter s’il ne veut pas se faire fracasser la tête.

Des combats à pied soulèvent, comme nous pouvons l’imaginer, de vives passions au sein d’un

public composé de virulents supporters.

Mais le moment tant attendu est la joute équestre.

Deux cavaliers, équipés d’un heaume (casque) et d’un camail (cagoule protégeant la tête et les épaules) et d’un écu ( bouclier) se chargent à la lance, au galop, dans le but, de renverser son adversaire, ou simplement de briser un maximum de lances sur son écu ( ce dernier sera remplacé par un manteau d’armes fixé sur l’épaule gauche des combattants, à l’image des joutes nautiques modernes).

Les récompenses :

Avec la codification sportive des tournois on en vint aux récompenses offertes par l’organisateur : De l’or, de beaux vêtements, de l’armement, un trophée, un cheval peut-être et, pour finir sur une note plus romantique, en quelques circonstances, la main de la jeune princesse. La plupart du temps elle n’offrait que son écharpe, ça permettait au vainqueur d’agrémenter ses rêves.

André Trabet